Barbecul

Revue de presse barbecue

La sortie de la semaine de Sandrine Rousseau a fait couler plus d’encre – pas forcément sympathique – que les précédentes. Lors des « journées d’été » des écologistes à Grenoble elle a déclaré qu’il « fallait changer de mentalité pour que manger une entrecôte cuite sur un barbecue ne soit plus un symbole de virilité ».

Il faut changer de mentalité pour que manger une entrecôte cuite sur un barbecue ne soit plus un symbole de virilité

Sandrine Rousseau, députée

S’en est suivi un déluge de réactions et de réactions aux réactions… une polémique comme seule notre époque – grâce à l’extraordinaire mais très énergivore technologie qui sous-tend les réseaux sociaux – sait en produire.

Au risque de surprendre nos lecteurs, l’auteur de ces lignes ne trouve pas que cette sortie de Sandrine Rousseau soit particulièrement stupide. Disons que sur l’échelle apparemment ouverte de la bêtise de cette dernière, on est même sur un des tout premiers échelons.

Mais justement, l’avis de l’auteur sur cette question n’a strictement aucune importance ni aucun intérêt. Alors pourquoi ce billet ?

Parce que cette polémique où tout le monde s’est engouffré passe complètement à côté de l’énormité !

Le barbecue, symbole de virilité ?… Qui s’en fout ?

En revanche qu’une responsable politique – députée, candidate à la candidature à la présidentielle – puisse imaginer qu’il est de la responsabilité du politique de changer les mentalités sur la virilité, c’est tout simplement stupéfiant !

On ne parle pas ici de sexisme, de machisme ou de domination, mais simplement de virilité ! En admettant que le barbecue soit un symbole de virilité (et s’il ne l’est pas, prenons les bagnoles ou n’importe quoi d’autre), en quoi est-ce une question dont l’État devrait s’occuper ? N’est-ce pas le droit des femmes aussi (ou d’autres hommes d’ailleurs) que d’être sensibles à la virilité ?

Un projet authentiquement totalitaire

Ce qui est flagrant derrière ces propos, ce n’est pas la question du barbecue, c’est le projet totalitaire que soutient l’aile Rousseauiste (pardon Jean-Jacques !) d’EELV.

Dans 1984, Orwell montrait qu’un régime totalitaire s’immisce dans la vie privée jusqu’à savoir ce qu’il se passe sur l’oreiller. Nous y voici !

Extrait de 1984, de Michael Radford (1984), d’après le roman de George Orwell (1947). Scène de l’arrestation dans la chambre

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Liens – Barbecul

Publication originale Facebook : 👉 𝗕𝗔𝗥𝗕𝗘𝗖𝗨𝗟

L’étonnante étymologie du mot « barbecue ». [Blog Culture générale]

Depuis cet article…

  • 31 août 2022 – Invitée dans l’émission Quotidien, Sandrine Rousseau répond à la remarque de Yann Barthes : « On rit chacun à sa façon » : « Et bien ça fait partie des transformations que nous devons faire » [TF1]. Confirmation claire et nette du projet totalitaire dénoncé dans ce billet. Au passage, assimilation de toute opposition à l’extrême-droite, comme ce que nous évoquions au sujet de l’affiche du Planning Familial. Désormais, Sandrine Rousseau veut contrôler le rire. Comme par hasard, nous parlions justement aussi du rire et de l’absence d’humour des apprentis fascistes très récemment.

2 commentaires sur “Barbecul

  1. Dans ce sens du contrôle Orwellien la dame (le mot est-il acceptable dans son monde?) avait déjà proposé de judiciariser les infractions au juste partage des tâches dans le couple (même question que précédemment).

    Plutôt que de devoir présenter des excuses à Jean-Jacques chaque fois qu’on parle du courant de pensée (?) de la personne en question, ne pourrait-on utiliser le terme rousseautiste, qui fait mieux ressortir la rousseautise de sa pensée? On pourrait alors parler d’une idéologie totalitaro-rousseautiste.

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