Les partis écologistes : le mauvais pari pour la bataille du climat ?

Dès les années 1970 les effets des émissions des gaz a effet de serre sont parfaitement connus par les scientifiques. Ils se tournent logiquement vers les mouvements écologistes naissants qui non seulement les écoutent mais sont les seuls suffisamment « révolutionnaires » pour envisager un changement drastique des modes de consommation et de production.

La progression de ces idées rationnelles est spectaculaire. Dès 1979, Jimmy Carter installe des panneaux solaires sur le toit de la Maison Blanche.

Mais très vite la nature des mouvements écologistes se retourne contre la cause qu’ils défendent : leur incapacité chronique à sérier les problèmes, à les traiter par ordre d’importance, fond l’urgence climatique dans un fatras de revendications plus ou moins louables mais sans rapport avec le sujet. Souffrance animale, pollution de l’air, véganisme, antispécisme… ne sont que quelques exemples de sujets qui nous distraient des deux grandes priorités par leur aspect irréversible : climat et biodiversité.

Dès l’origine, ces mouvements sont animés par une peur irrationnelle de l’énergie nucléaire, et bien que minoritaires, leur monopole de la bonne conscience (green-washing) leur permet d’imposer leur agenda pour participer à des coalitions.

En Allemagne, l’accident de Fukushima (zéro mort) convainc A. Merkel, pourtant physicienne ! de renoncer du jour au lendemain à l’atome. Il faut dire que la population a été longuement « préparée » par une coalition SPD-Verts conduite par G. Schroeder… membre du conseil d’administration de Gazprom !

En France, F. Hollande (PS) annonce la fermeture de Fessenheim pour complaire à ses alliés EELV, mais se garde de l’organiser. C’est N. Hulot qui l’entérinera comme Ministre. Une première ? non ! Un mois après son arrivée à Matignon en 1997, L. Jospin (PS) et sa Ministre de l’Environnement D. Voynet (Verts) fermaient le surgénérateur Super Phœnix, qui en plus de produire une énergie presque gratuite permettait de régler en partie la question des déchets nucléaires !

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Publication originale Facebook : 👉 𝗟𝗘𝗦 𝗣𝗔𝗥𝗧𝗜𝗦 𝗘𝗖𝗢𝗟𝗢𝗚𝗜𝗦𝗧𝗘𝗦 : 𝗟𝗘 𝗠𝗔𝗨𝗩𝗔𝗜𝗦 𝗣𝗔𝗥𝗜 𝗣𝗢𝗨𝗥 𝗟𝗔 𝗕𝗔𝗧𝗔𝗜𝗟𝗟𝗘 𝗗𝗨 𝗖𝗟𝗜𝗠𝗔𝗧 ?

Depuis cet article…

  • 2 mai 2022 : après avoir passé la campagne présidentielle à rappeler que Jean-Luc Mélenchon était un soutien indéfectible de Poutine [Sud Radio], EELV est le premier parti à rejoindre LFI pour former la NUPES. [La Croix]
  • 12 juin 2022 : 18 députés écologistes sont élus (EELV et GE). Les élus de Génération.s les rejoignent pour former un groupe parlementaire de 23 députés.
  • 25 juillet 2022 : Les députés EELV votent avec la NUPES, le RN et LR une ristourne sur le fioul [Le Parisien]
  • 3 août 2022 : Le Chancelier Olaf Scholz (porté par une coalition incluant les Grünen, évoque publiquement la prolongation des trois dernières centrales nucléaires [Le Figaro]

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